La mise en page

La mise en page (on parle aussi de PAO) est une étape essentielle d’organisation de contenu. Elle précède la phase d’impression ou la création d’un pdf interactif. Il s’agira de disposer les éléments textuels, graphiques et illustratifs de sorte que l’information puisse être lue de la meilleure des manières. La mise en page doit donc se montrer harmonieuse avec une bonne occupation de l’espace et l’existence de marges. L’imprimeur se sert généralement d’outils de PAO (Publication Assistée par Ordinateur) afin de bénéficier d’une prise en main facilitée. Il peut réaliser des pages de haute qualité visuelle.

Les caractéristiques de la mise en page

La mise en page de documents de toute sorte (brochure, flyer, dépliant, livre, magazine, journaux, etc.) fait partie des activités indispensables de leur quotidien. C’est le cas pour plusieurs professionnels du graphisme et du monde de l’imprimerie. Elle n’en est pas moins un art qu’il faut savoir maîtriser. C’est indispensable pour fournir des documents d’une qualité de lecture très appréciable. La mise en forme est toujours nécessaire pour pouvoir clore enfin un travail d’écriture. Cela se fait couramment avec un document Word (traitement de texte) où tout le contenu ne tient généralement que dans une seule colonne. Avec souvent la nécessité de justifier son texte et celle de choisir une police.

Des outils informatisés

La mise en page peut cependant aller bien plus loin. Principalement lorsque l’on utilise des logiciels de PAO tels qu’Adobe inDesign. Ce type de logiciel fournira bien plus de possibilités sur le plan des couleurs, de la maîtrise de l’espace, des styles de texte et de réalisation graphique. Il sera question dans ce cas d’utiliser des gabarits et des maquettes. Elles doivent correspondre au type de document que l’on souhaite créer et organiser tout le contenu en se servant de blocs. Une mise en page de flyer sera différente de celle d’un journal possédant 2 ou 4 colonnes. Ces blocs de messages ou d’images peuvent être ajoutés et placés de manière cohérente afin de rendre l’ensemble pertinent et attrayant. On ne peut également parler de mise en page sans évoquer les diverses techniques qui en permettent la réalisation :

  • Les choix de polices de caractères et leur taille ;
  • L’aspect typographique dans son ensemble ;
  • La taille et l’espacement des colonnes (et des blocs de contenu) ;
  • La création et le placement des illustrations ;
  • Le choix et l’agencement des couleurs, etc.

La mise en page peut également se faire en suivant une logique bien précise. Il peut ainsi s’agir d’un thème qui pourra se refléter par exemple dans une image en filigrane montrant une assiette bien garnie lorsqu’il s’agira de confectionner des dépliants pour un restaurant.

La planification de la mise en page

La planification est importante, car chaque type de document s’accompagne d’un objectif de communication écrite ou visuelle, ainsi que de contraintes typographiques bien distinctes. Une brochure à usage promotionnel sera donc tout à fait différente d’un magazine de science ou de sport. L’un doit davantage mettre en exergue des offres promotionnelles puisqu’il sera lu de façon très rapide. Alors que l’autre suppose une lecture plus approfondie, donc une mise en page propice à faciliter une longue lecture. Il faut aussi tenir compte de la logistique et des délais de remise des BAT et de tout élément nécessaires à votre communication.

La personnalisation de la mise en page

Le public visé est donc également important puisqu’il influencera aussi les types d’illustration ainsi que le choix des polices. La mise en page d’un magazine à destination des adultes sera donc d’un aspect distinct d’un magazine fait pour les enfants ou les adolescents. Ce dernier pourra posséder des dessins, plus de couleurs et parfois plus d’images, voire des posters. Il ne faudra pas oublier par ailleurs de prendre en compte le support d’impression. Puisque de ses dimensions dépendent également le modèle de mise en page à adopter.

Les règles à respecter

Le rôle de la mise en page est de donner corps au message, mais également de le renforcer, par des éléments graphiques, par un jeu de placement, de couleurs, d’agencement. Il s’agit d’un travail artistique en phase avec le message véhiculé par le contenu écrit lui-même.
Si vous choisissez de confier votre travail à une imprimerie en ligne, assurez vous que vos instructions soient bien comprises.

La mise en page : une question de structuration et d’harmonisation

La mise en page reste également une question de structure, car le contenu doit pouvoir tenir sur une ou plusieurs pages. Les éléments du document sont également hiérarchisés de manière à ce que le contenu soit compréhensible sur un plan visuel.

Une mise en page se voulant professionnelle, mais également très efficace ne peut posséder un nombre interminable de polices différentes. De façon conventionnelle, il faut au maximum 2 polices. Le repérage du lecteur n’en sera qu’amélioré, et ceci, tout en prenant le même soin au niveau des couleurs (2 ou 3 au maximum par thématique).

Enfin, le contenu ne doit pas être saturé, car il faut des espaces devant rester uniformes tout au long du document. Cela n’empêchera pas de savoir étoffer les pages à l’aide de contenus contrastés : les textes pourront être normaux ou alors en couleur ; des photos, images ou représentations graphiques pourront être ajoutées. Tout cela permet de n’avoir pas une lecture monotone, si toutefois la nature du document ne l’exige pas.